Test jeux vidéo
7 / 10

Très bon

NASCAR 26

Test NASCAR 26 : tourner en rond n’a jamais demandé autant de talent !

Des moteurs qui hurlent, 40 voitures lancées à pleine vitesse et des dépassements où quelques centimètres font la différence : NASCAR 26 remet les courses américaines sur le devant de la scène. Après un NASCAR 25 qui avait posé de solides fondations, iRacing Studios revient avec une physique améliorée, des circuits évolutifs et du multijoueur cross-platform. Mais cette nouvelle édition mérite-t-elle vraiment de repasser à la caisse ? Attachez votre harnais, on fait le tour du propriétaire.

8 min de lecture Très bon

NASCAR 26 : bienvenue dans le royaume du pied au plancher

Pour certains, la NASCAR se résume à des voitures qui tournent à gauche pendant trois heures.

Pour les autres, c’est un sport automobile où la moindre erreur de trajectoire peut transformer une course parfaitement maîtrisée en gigantesque partie de bowling à 300 km/h.

Et c’est précisément ce mélange de vitesse, de stratégie et de chaos organisé que NASCAR 26 tente de retranscrire.

Développé sous la bannière iRacing Studios, le jeu est disponible depuis le 18 septembre 2026 sur PC, PlayStation 5 et Xbox Series X|S. Il reprend les bases de NASCAR 25 en améliorant notamment la conduite, les conditions de piste et les possibilités de jeu en ligne.

L’objectif n’est pas de transformer votre salon en simulateur professionnel réservé aux pilotes capables de réciter les pressions de pneus par cœur. NASCAR 26 cherche plutôt un équilibre entre authenticité et accessibilité.

Et sur le papier, le programme est plutôt alléchant.

Une physique qui ne se contente plus de faire vroum-vroum

La grande nouveauté de NASCAR 26 se trouve sous le capot.

Le modèle de conduite a été retravaillé, avec une gestion revue des pneumatiques, du freinage et du comportement des voitures. Le jeu introduit également un moteur de 750 chevaux et de nouveaux réglages pour les commandes et le retour de force des volants.

Concrètement, il ne suffit plus de maintenir l’accélérateur en espérant que la physique vous pardonne tout.

Les essais publiés par Sports Gamers Online et NoobFeed soulignent une conduite plus convaincante, notamment lorsque les pneus commencent à perdre de leur efficacité. Le comportement des véhicules varie également davantage d'une catégorie à l'autre.

La manette reste une option parfaitement envisageable, même si les différents testeurs ne s’accordent pas totalement sur la qualité des sensations qu’elle procure. Le volant apporte davantage de précision et d’informations sur le comportement de la voiture.

Autrement dit, inutile de vendre un rein pour s'offrir un cockpit à plusieurs milliers d'euros. Mais les amateurs de sim racing équipés d'un volant auront de quoi exploiter plus finement le modèle de conduite.

Des circuits qui évoluent pendant la course

C’est probablement l’une des nouveautés les plus intéressantes de cet épisode : la technologie Dynamic Track.

Avec ce système, la surface du circuit évolue progressivement en fonction du passage des voitures. La gomme s’accumule, l’adhérence change et les trajectoires les plus efficaces peuvent évoluer au cours d’un même week-end.

Résultat : la ligne idéale du premier tour ne sera pas nécessairement celle du dernier.

Cette évolution prend particulièrement son sens sur les courses longues, où la gestion des pneumatiques et le choix des trajectoires deviennent des éléments stratégiques.

NoobFeed souligne toutefois que l’accumulation de gomme peut demander beaucoup de temps, ce qui rend le système moins perceptible sur les épreuves courtes.

C’est le genre de détail technique qui parlera davantage aux passionnés de simulation qu’aux joueurs qui souhaitent simplement foncer dans le premier virage.

Mais il contribue à donner aux courses une dimension supplémentaire.

Un mode carrière pour partir de rien… ou presque

NASCAR 26 permet de prendre le volant dans quatre grandes catégories :

  1. ARCA Menards Series
  2. NASCAR Craftsman Truck Series
  3. NASCAR O’Reilly Auto Parts Series
  4. NASCAR Cup Series

Le mode carrière vous propose de gravir progressivement les échelons, en gérant votre équipe, vos finances, l’entretien des véhicules et différentes améliorations.

Cette année, de nouvelles installations et possibilités de développement viennent étoffer la gestion de votre structure.

Le principe est simple : gagner des courses, engranger de l’argent, améliorer votre matériel et progresser jusqu’à la catégorie reine.

Un peu comme monter une start-up, sauf qu’ici, les réunions du lundi matin sont remplacées par des courses à 300 km/h.

Malheureusement, plusieurs tests indépendants pointent une carrière qui manque encore de profondeur. La progression peut devenir répétitive, les interactions avec les autres pilotes restent limitées et l’univers du championnat n’évolue pas suffisamment au fil des saisons.

Le mode carrière offre donc une structure intéressante pour enchaîner les courses, mais les joueurs qui recherchent une véritable simulation de gestion d’écurie pourraient rester sur leur faim.

The Chase, entraînement et multijoueur : il y a du monde sur la grille

NASCAR 26 ne mise pas uniquement sur sa carrière.

Le nouveau mode The Chase permet de disputer directement une phase décisive du championnat sans devoir parcourir une saison complète.

Le mode Peak Performance, de son côté, propose des exercices destinés à mieux comprendre les circuits et à adapter la difficulté de l’intelligence artificielle à son niveau.

Une bonne porte d’entrée pour les débutants, même si certains défis présentent, selon NoobFeed, des objectifs de temps particulièrement difficiles à atteindre.

Mais la nouveauté qui pourrait avoir le plus d’impact sur la durée de vie du jeu, c’est le cross-play.

Les joueurs PC, PS5 et Xbox Series X|S peuvent désormais s’affronter sur les mêmes circuits.

Plus besoin de vérifier sur quelle machine vos amis jouent avant d’organiser une soirée où tout le monde finit dans le mur au premier virage.

Pour une communauté relativement spécialisée comme celle des amateurs de NASCAR, pouvoir réunir les joueurs de plusieurs plateformes est un atout important.

Reste à voir comment les salons en ligne et le comportement des pilotes évolueront avec le temps.

Parce qu’entre la simulation automobile et les joueurs qui confondent les adversaires avec des pare-chocs géants, il y a parfois un monde.

Des graphismes plus propres, mais pas encore la pole position

Sur le plan visuel, NASCAR 26 améliore sa copie.

L’éclairage dynamique, les ciels retravaillés, les effets de fumée et l’accumulation de gomme rendent les circuits plus vivants.

Les voitures profitent également d’une présentation soignée, tandis que les caméras de replay ont été améliorées.

Les progrès sont relevés par plusieurs médias spécialisés, même si certains défauts subsistent : effets de fumée parfois exagérés, apparition tardive d’éléments graphiques ou encore interface de course perfectible.

Côté ambiance sonore, les rugissements des moteurs participent efficacement à l’immersion.

Il faudra simplement prévenir les voisins.

Et éventuellement le chat.

Une intelligence artificielle qui sait se battre… mais pas toujours réfléchir

La qualité des adversaires contrôlés par l’ordinateur représente un autre axe de progression.

L’IA est capable de défendre sa position, de tenter différentes trajectoires et de participer à des affrontements à plusieurs voitures de front.

Le spotter, cette voix qui vous indique la présence d’autres véhicules autour de vous, bénéficie également d’améliorations appréciées dans plusieurs tests.

Mais tout n’est pas parfait.

Les analyses publiées au lancement signalent encore des comportements incohérents dans les stands, des difficultés mal équilibrées selon les circuits et des décisions parfois étranges lors des neutralisations.

Le problème, c’est que ces petites anomalies deviennent particulièrement agaçantes lorsqu’elles viennent ruiner une course de plusieurs dizaines de minutes.

Un peu comme perdre un fichier après trois heures de travail parce qu’on a oublié Ctrl+S.

Sauf qu’ici, le fichier roule à 300 km/h.

Et pour le prix, ça donne quoi ?

NASCAR 26 est proposé en édition Standard à 59,99 € sur le Microsoft Store français.

Une édition Gold à 79,99 € comprend notamment le Season Pass, avec des contenus additionnels comme des livrées et divers bonus pour le mode carrière.

Le jeu est disponible uniquement en téléchargement numérique, sans édition physique annoncée.

Les adeptes des boîtes soigneusement rangées sur une étagère peuvent donc ranger leur chiffon à poussière.

Pour ceux qui possèdent déjà NASCAR 25, la question de l’achat mérite davantage de réflexion : les améliorations sont réelles, mais cette nouvelle édition reste une évolution de son prédécesseur plutôt qu’une refonte complète.

C’est également le constat formulé par plusieurs critiques spécialisées au lancement.

7 / 10

Très bon

Notre verdict

NASCAR 26

Une évolution convaincante sur la piste, mais encore perfectible dans les stands.

Les +

5
  • Une conduite plus aboutie
  • Les circuits dynamiques
  • Le cross-play PC et consoles
  • Quatre catégories NASCAR
  • Des progrès visuels appréciables

Les −

5
  • Un mode carrière encore superficiel
  • Une IA parfois incohérente
  • Quelques bugs et soucis d’équilibrage
  • Des améliorations modestes face à NASCAR 25
  • Pas de support VR

Un bon moteur, quelques boulons à resserrer, NASCAR 26 poursuit la reconstruction de la franchise en privilégiant ce qui compte avant tout dans un jeu de course : les sensations au volant. Le nouveau modèle de conduite, les circuits dynamiques et l’arrivée du cross-play constituent des évolutions appréciables. L’expérience s’adresse aussi bien aux passionnés de NASCAR qu’aux amateurs de simulation automobile qui souhaitent découvrir une discipline différente des habituelles courses de Formule 1 ou de GT. Mais l’ensemble manque encore de finition. Le mode carrière pourrait être plus ambitieux, certains comportements de l’IA demandent des ajustements et plusieurs problèmes techniques viennent ternir le tableau. NASCAR 26 ne décroche donc pas une victoire écrasante, mais il franchit la ligne avec des arguments solides. Et au fond, pour un jeu qui consiste à tourner à gauche, il montre que la franchise avance dans la bonne direction.