DeepSeek et Huawei veulent casser le verrou CUDA : leur pile IA Ascend passe à l’open source
Nvidia ne domine pas l’intelligence artificielle uniquement grâce à ses GPU. Son véritable trésor s’appelle CUDA : quinze ans de bibliothèques, d’outils et d’habitudes qui rendent extrêmement coûteux le passage vers un autre accélérateur. DeepSeek et Huawei viennent justement d’attaquer cette couche logicielle en publiant plusieurs briques open source capables de faire tourner les kernels utilisés par DeepSeek sur les NPU Ascend 950. DeepGEMM pour les multiplications de matrices, DeepEP pour faire communiquer les accélérateurs et surtout TileLang, un langage Pythonique désormais capable de cibler Nvidia comme Huawei. Non, CUDA n’est pas mort. Mais pour la première fois, la question « et si je changeais de GPU ? » commence à obtenir une réponse qui ne nécessite pas forcément de réécrire la moitié du datacenter.