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CRACK : ce jeu coopératif vous demande de casser un œuf géant… et personne ne doit poser de questions
Un œuf gigantesque, un laboratoire mystérieux et une seule consigne : frapper jusqu'à découvrir ce qui se cache à l'intérieur. Disponible ce lundi 26 octobre 2026 sur Steam, CRACK, le jeu indépendant de Rafoli, propose une expérience jouable seul ou jusqu'à quatre joueurs en coopération. Nous avons eu l'occasion de l'essayer avant sa sortie et une chose nous a particulièrement marqués : c'est terriblement addictif. Entre la curiosité de percer le mystère de l'œuf et la crainte de provoquer une réaction catastrophique, chaque coup devient un petit dilemme.
Un œuf géant, quatre employés et beaucoup trop de questions
Il existe des jeux vidéo dont le concept nécessite de longues explications. Et puis il y a CRACK, qui réussit à attirer notre attention avec une idée aussi simple qu'improbable : un œuf gigantesque se trouve dans un laboratoire, et notre travail consiste à le casser.
Pourquoi cet œuf est-il là ? D'où vient-il ? Que contient-il ? Autant de questions qui semblent parfaitement légitimes, mais auxquelles notre employeur fictif ne souhaite visiblement pas répondre. Nous sommes là pour travailler, pas pour remettre en question les expériences scientifiques d'une entreprise aux méthodes particulièrement douteuses.
Développé par Rafoli, CRACK débarque sur Steam ce lundi 26 octobre 2026, avec une expérience coopérative jouable de un à quatre joueurs. Le principe consiste à frapper la coquille, récupérer des ressources, améliorer ses équipements et progressivement transformer une opération de démolition rudimentaire en véritable chantier industriel.
Sur le papier, cela pourrait ressembler à une simple plaisanterie. Mais après avoir passé du temps sur le jeu, nous avons rapidement compris que son intérêt ne se limitait pas à taper sur un objet gigantesque.
On veut absolument savoir ce qui se cache dans cet œuf
C'est probablement ce qui nous a le plus surpris pendant notre prise en main. CRACK possède un côté particulièrement addictif, et ce n'est pas uniquement grâce à son système de progression.
Bien sûr, améliorer ses outils et découvrir de nouvelles possibilités donne envie de continuer. Mais ce qui nous pousse véritablement à frapper encore et encore, c'est cette question qui reste constamment dans un coin de notre tête : qu'est-ce qui peut bien se cacher dans cet énorme œuf ?
Chaque morceau de coquille retiré nous donne l'impression de nous rapprocher d'une réponse. On avance progressivement, on observe les changements et on imagine toutes sortes de possibilités. Le mystère est suffisamment bien entretenu pour nous donner envie de poursuivre l'expérience, même lorsque nous avions initialement prévu de ne jouer que quelques minutes.
Mais CRACK possède une autre particularité qui change complètement notre manière d'aborder cette progression : ce qui se trouve dans l'œuf semble réagir à ce que nous lui faisons subir.
Et croyez-nous, cela devient rapidement une véritable source d'inquiétude.
Plus on tape, plus on craint de réveiller quelque chose
C'est là que CRACK devient particulièrement intéressant. D'un côté, nous avons constamment envie de continuer à briser la coquille pour découvrir ce qu'elle renferme. De l'autre, nous espérons secrètement que la mystérieuse présence qui se trouve à l'intérieur ne va pas trop s'agiter.
Car lorsqu'on insiste un peu trop, les conséquences peuvent devenir franchement problématiques. Certaines réactions peuvent déclencher des événements potentiellement catastrophiques, transformant ce qui ressemblait à une simple séance de démolition en une situation autrement plus inquiétante.
Pendant notre partie, cette mécanique a créé une tension assez particulière. On sait qu'il faut continuer à frapper pour avancer, mais on n'est jamais totalement rassuré à l'idée de provoquer une nouvelle réaction. Chaque coup supplémentaire représente donc une petite prise de risque.
C'est un sentiment assez amusant, parce qu'il repose sur deux envies contradictoires : nous voulons absolument découvrir ce que cache l'œuf, mais nous préférerions que son mystérieux occupant reste relativement calme pendant nos investigations.
Nous n'allons évidemment pas dévoiler les événements auxquels les joueurs peuvent être confrontés. Une grande partie du plaisir de CRACK repose justement sur cette découverte progressive, et ce serait dommage de gâcher les surprises.
Mais cette mécanique donne au jeu une personnalité qui dépasse largement le simple simulateur dans lequel il faudrait frapper pendant des heures pour remplir une barre de progression.
Des pioches, des améliorations et une véritable organisation du travail
L'autre moteur de l'expérience repose sur sa progression incrémentale. Au départ, les joueurs ne disposent que d'outils relativement simples, notamment des pioches et des burins. Les premiers coups permettent de détacher des fragments de coquille, qui peuvent ensuite être récupérés et transformés en ressources.
L'argent gagné permet d'acheter de nouveaux équipements, d'améliorer les outils existants et d'accélérer progressivement le travail. Au fil de l'aventure, les installations deviennent plus élaborées, avec des échafaudages, des explosifs et différents systèmes d'automatisation.
Cette évolution transforme peu à peu la manière de jouer. Au lieu de simplement taper sur l'œuf, il faut réfléchir à l'utilisation des ressources, à l'organisation du chantier et aux équipements les plus intéressants pour poursuivre la progression.
En coopération, cette dimension prend encore davantage de sens. Pendant qu'un joueur s'occupe de la coquille, les autres peuvent transporter les ressources, préparer de nouveaux outils ou améliorer les installations.
Cette organisation peut évidemment devenir assez chaotique lorsqu'on joue entre amis. Mais c'est aussi ce qui fait le charme de ce type d'expérience : chaque personne peut participer à sa manière, même si tout le monde ne partage pas nécessairement les mêmes priorités.
Et dans CRACK, il faut également apprendre à composer avec une autre difficulté : continuer à travailler sans provoquer trop de réactions de notre mystérieux voisin.
Hatch Corp, une entreprise où il ne vaut mieux pas poser de questions
L'univers de CRACK participe énormément à son charme. Le laboratoire appartient à Hatch Corp, une organisation fictive dont les méthodes de management semblent avoir été imaginées par quelqu'un qui considère les employés comme de simples outils de production.
Les journées alternent entre périodes de travail et moments de repos. Des annonces diffusées par les haut-parleurs rappellent régulièrement les consignes, tandis que certaines zones du laboratoire deviennent accessibles à mesure que les objectifs sont remplis.
Tout cela serait presque rassurant si notre mission ne consistait pas à détruire un œuf géant dont personne ne souhaite expliquer l'origine.
Le contraste entre les procédures très sérieuses de l'entreprise et l'absurdité de la situation donne au jeu une ambiance particulièrement réussie. Les employés semblent accomplir une tâche parfaitement normale, alors que tout indique que quelque chose ne tourne pas rond.
Le laboratoire réserve également plusieurs petites surprises, notamment des espaces de détente, des machines d'arcade et des installations qui donnent l'impression de découvrir progressivement les coulisses d'une expérience scientifique dont nous ne maîtrisons absolument pas les enjeux.
Cette atmosphère contribue directement à l'envie d'explorer. On ne cherche pas seulement à améliorer ses performances : on veut aussi comprendre le fonctionnement de cet étrange endroit.
Un projet développé avec sa communauté
Derrière CRACK se trouve le développeur indépendant Rafoli, qui a choisi de montrer publiquement une grande partie de son travail sur les réseaux sociaux.
À travers des vidéos publiées sur TikTok, Instagram et YouTube, il a présenté l'évolution du jeu, ses nouvelles fonctionnalités et différentes étapes de son développement. Cette approche lui a permis de construire une communauté autour d'un concept qui aurait pu passer complètement inaperçu.
Les internautes ont également participé à cette évolution en proposant des idées et des améliorations. Certaines suggestions ont été reprises dans le jeu, contribuant à enrichir progressivement son contenu.
Dans un message adressé à notre rédaction, Rafoli indique avoir dépassé 120 000 ajouts aux listes de souhaits Steam en quelques semaines, un chiffre également évoqué dans ses communications publiques. Il s'agit d'un indicateur d'intérêt annoncé par le développeur, et non d'un nombre de ventes.
Cette popularité est intéressante pour un projet indépendant reposant sur une idée aussi atypique. Elle montre aussi à quel point le développement public d'un jeu peut contribuer à lui donner une identité et à susciter la curiosité avant même sa commercialisation.
Une expérience addictive, dont le mystère fait toute la force
Après notre prise en main, nous comprenons beaucoup mieux ce qui peut attirer les joueurs vers CRACK. Son concept est facile à comprendre, sa progression donne régulièrement envie de continuer et son laboratoire possède suffisamment de personnalité pour rendre l'aventure intrigante.
Mais à nos yeux, la véritable réussite du jeu réside dans la curiosité qu'il entretient autour de l'œuf.
Il ne s'agit pas simplement de détruire un objet pour obtenir des ressources. Chaque nouvelle fissure nous rapproche potentiellement d'une découverte, tout en faisant planer la menace d'une réaction que nous préférerions parfois éviter.
Cette combinaison entre progression et tension fonctionne particulièrement bien. On continue à jouer pour améliorer son équipement, mais aussi parce qu'on veut comprendre ce que les développeurs ont imaginé derrière cette mystérieuse coquille.
Il faut toutefois garder à l'esprit que les mécaniques incrémentales peuvent devenir répétitives sur la durée. Le plaisir dépendra donc aussi de la variété des événements, des outils et des découvertes proposées au fil de l'aventure.
Notre prise en main nous a suffisamment accrochés pour donner envie de poursuivre l'exploration, sans pour autant prétendre que nous avons déjà découvert tous les secrets du laboratoire.
Et quelque part, c'est justement une bonne chose.
CRACK est disponible aujourd'hui sur Steam
CRACK sort ce lundi 26 octobre 2026 à 17 h 30, heure de Paris, sur Steam. Le jeu est proposé en solo ou jusqu'à quatre joueurs en coopération en ligne.
Il est annoncé sur Windows, macOS et Linux, avec une interface et des sous-titres disponibles en français. Les voix restent en anglais.
Rafoli a communiqué un prix de lancement de 7,99 dollars, accompagné d'une réduction de 15 % pendant la première semaine. Le tarif exact en euros est à vérifier directement sur la boutique française de Steam, en fonction des conditions commerciales appliquées au lancement.
La configuration minimale annoncée reste relativement modeste, avec notamment 8 Go de mémoire vive, une carte graphique du niveau d'une GeForce GTX 1050 Ti ou d'une Radeon RX 570, et environ 3 Go d'espace de stockage.
Pour retrouver le jeu, découvrir sa bande-annonce et consulter ses caractéristiques complètes, rendez-vous sur sa page officielle Steam.
Une dernière chose : ne réveillez pas trop ce qu'il y a dedans
Finalement, CRACK nous a surpris par sa capacité à rendre une activité aussi absurde particulièrement prenante. Casser un œuf géant pourrait devenir répétitif très rapidement, mais la progression, l'ambiance du laboratoire et surtout le mystère entourant son contenu donnent constamment envie d'aller un peu plus loin.
Ce que nous avons particulièrement apprécié, c'est cette tension entre notre curiosité et notre instinct de prudence. On veut continuer à frapper, on veut voir ce qu'il y a derrière cette coquille, mais on espère en même temps que la chose mystérieuse ne décidera pas de manifester son mécontentement.
Et lorsque les événements commencent à dégénérer, on réalise que notre travail aurait peut-être mérité quelques explications supplémentaires avant de signer le contrat.
CRACK est une découverte coopérative particulièrement addictive, portée par une idée simple et un mystère suffisamment intrigant pour donner envie d'y retourner.
Nous n'allons pas vous dire ce qui se trouve à l'intérieur de l'œuf.
D'abord parce que nous préférons vous laisser le plaisir de la découverte.
Et ensuite parce qu'à force de taper dessus, nous commençons sérieusement à nous demander si nous avons vraiment envie de le savoir.
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