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Valor Mortis sort aujourd’hui : Napoléon, du Souls-like en vue FPS et un lancement à 39,99 € sans précommande

Après Ghostrunner, One More Level abandonne le cyberpunk pour ressusciter un soldat de la Grande Armée dans une Europe napoléonienne ravagée par une peste surnaturelle. Valor Mortis sort ce 13 octobre sur PC, PS5 et Xbox Series, avec une proposition suffisamment étrange pour attirer l’attention : combats façon Souls en vue subjective, sabres, pistolets, pouvoirs, parkour et Vincent Cassel dans le rôle de Napoléon. Le jeu arrive directement dans le Game Pass, son studio a volontairement refusé les précommandes et les premiers tests oscillent entre enthousiasme pour ses combats et réserves sur son équilibrage et sa finition. Bref, peut-être le jeu le plus « et si BioShock avait eu un enfant avec Sekiro pendant la campagne de Russie ? » de cet automne.

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Valor Mortis sort aujourd’hui : Napoléon, du Souls-like en vue FPS et un lancement à 39,99 € sans précommande

On pensait avoir fait le tour du Souls-like

À force de feux de camp, d’esquives roulées, de monnaies perdues à la mort et de boss hauts comme des immeubles, le Souls-like commençait presque à devenir un genre dans lequel l’originalité consiste à choisir la couleur du brouillard. Valor Mortis tente au moins quelque chose d’un peu différent : tout se déroule à la première personne. Le jeu sort ce 13 octobre 2026 sur PC, PlayStation 5 et Xbox Series X|S, développé par One More Level, le studio polonais derrière Ghostrunner et Ghostrunner 2. La fiche Steam officielle de Valor Mortis le présente comme un action-RPG Souls-like dans lequel le joueur incarne William, soldat de la Grande Armée revenu d’entre les morts dans une Europe ravagée par une mystérieuse infection.

Pas de chevalier anonyme au fond d’une crypte, donc. Nous sommes dans une uchronie inspirée de l’époque napoléonienne, avec uniformes militaires, champs de bataille, armes à poudre noire et créatures suffisamment difformes pour confirmer que l’Europe alternative n’a pas bénéficié d’un très bon XIXe siècle. William manie des armes blanches, des armes à feu et différents pouvoirs surnaturels, le tout avec un système axé sur les parades, les esquives et les exécutions. Le studio ajoute également une partie de l’ADN de Ghostrunner dans les déplacements et le parkour.

Ghostrunner troque son katana cyberpunk contre un sabre napoléonien

Le changement d’univers est radical, mais pas celui de philosophie. One More Level reste manifestement obsédé par les combats en vue subjective où quelques dixièmes de seconde séparent une action élégante d’un écran de mort. Dans Valor Mortis, l’idée centrale consiste à rendre crédible un combat de type Souls sans pouvoir observer son personnage à la troisième personne. La parade devient donc particulièrement importante, puisque le joueur doit lire directement les animations adverses plutôt que surveiller son avatar depuis l’extérieur.

C’est justement l’un des points qui ressort le plus régulièrement des premiers tests. TechRadar souligne l’efficacité des combats centrés sur la parade, avec un système jugé nerveux et satisfaisant, mais estime également que la perspective subjective peut rendre certains affrontements plus maladroits. Game Informer arrive à un constat comparable : le cœur du combat fonctionne, mais l’équilibrage de la première moitié du jeu peut parfois basculer du difficile vers le frustrant.

La comparaison avec Sekiro vient naturellement à l’esprit, mais Valor Mortis ajoute davantage d’outils. Sabre, pistolet et pouvoirs peuvent être combinés, avec par exemple des capacités permettant d’attaquer à distance ou de contrôler momentanément certains ennemis. Plusieurs critiques mettent aussi en avant la variété des séquences et l’intégration du parkour hérité de Ghostrunner. En clair, One More Level n’a pas juste déplacé une caméra devant un Dark Souls et appelé ça lundi.

Le personnage le plus surprenant du casting s’appelle Napoléon Bonaparte

L’univers bénéficie également d’un casting vocal plutôt inhabituel. Dans l’annonce officielle accompagnant le trailer de lancement, le studio confirme notamment Vincent Cassel dans le rôle de Napoléon Bonaparte, tandis que Jennifer English, connue notamment pour son travail sur plusieurs gros RPG récents, incarne The Shrike. William, le protagoniste, est doublé par James Alexander.

Le choix de Cassel n’est pas seulement là pour coller un nom connu sur l’affiche. Napoléon occupe une place importante dans cette version cauchemardesque de l’Europe et le jeu joue précisément avec la frontière entre événements historiques, fantastique et body horror. Les premiers tests semblent davantage séduits par l’atmosphère et la direction artistique que par le scénario lui-même : plusieurs critiques apprécient le cadre et les petits récits rencontrés en chemin tout en trouvant la narration principale assez classique.

Ce n’est peut-être pas le jeu qui réécrira les manuels d’histoire, mais « Napoléon doublé par Vincent Cassel pendant qu’un soldat zombie lance des pouvoirs surnaturels sur des monstres » reste objectivement une phrase plus amusante que « encore un royaume médiéval en ruines ».

39,99 €, pas de précommande et environ vingt heures annoncées

Autre choix rafraîchissant : One More Level a décidé de ne pas proposer de précommandes. Dans un message publié avant la sortie, l’équipe expliquait vouloir laisser la version terminée « parler d’elle-même » plutôt que vendre le jeu plusieurs mois avant son arrivée. Elle annonçait également un tarif de 39,99 € et estimait la campagne à environ vingt heures.

Ce prix intermédiaire tombe plutôt bien dans un automne particulièrement chargé. Il place Valor Mortis sous les tarifs habituels des grosses productions AAA sans pour autant le vendre comme un petit jeu indépendant de cinq heures. L’absence de précommande signifie aussi qu’il n’existe pas cette fois de cheval exclusif, de sabre rouge réservé aux trois personnes ayant commandé avant le 17 août ou d’accès anticipé de 48 heures à la moustache de Napoléon.

Cela ne garantit évidemment rien sur la qualité, mais dans une industrie où le menu permettant de comparer six éditions arrive parfois avant la première vraie vidéo de gameplay, la démarche mérite au moins d’être remarquée.

Et sur Xbox et PC, il est directement dans le Game Pass

Le choix devient encore plus facile pour une partie du public : Valor Mortis arrive dès son premier jour dans le Xbox Game Pass Ultimate et le PC Game Pass. Microsoft le confirme dans sa sélection officielle d’octobre, avec une disponibilité sur Xbox Series X|S, PC et cloud selon la formule utilisée.

C’est un placement assez malin pour un nouveau nom qui débarque au milieu d’un mois rempli de grosses licences. Un Souls-like original peut facilement attirer l’œil dans une bande-annonce ; convaincre quelqu’un de poser 40 euros sur une propriété intellectuelle inconnue est une autre histoire. Dans un abonnement déjà payé, la barrière devient simplement « est-ce que j’ai assez de place sur le SSD ? », ce qui reste le véritable boss final du gaming moderne.

Sur PlayStation 5, il faut en revanche acheter le jeu normalement. La fiche PlayStation française confirme sa sortie ce 13 octobre et la prise en charge des vibrations et gâchettes adaptatives de la DualSense.

Les premiers tests aiment surtout les combats… et beaucoup moins les petits défauts autour

L’embargo des critiques est tombé juste avant la sortie et la tendance initiale est plutôt positive, sans ressembler à un raz-de-marée de 10/10. Les notes publiées tournent principalement autour de la zone des 7 à 8,5 sur 10, avec une appréciation récurrente pour le combat, le cadre napoléonien et la sensation de nouveauté apportée par la première personne. À l’inverse, la variété limitée de certains ennemis, quelques problèmes d’équilibrage, la narration et diverses imperfections techniques reviennent régulièrement parmi les reproches.

Game Informer lui attribue 7/10 et considère le premier Souls-like de One More Level comme imparfait mais suffisamment original pour donner envie de voir le studio poursuivre dans cette direction. CGMagazine monte à 8,5/10 et se montre beaucoup plus enthousiaste sur l’ensemble, tandis que TechRadar reste plus réservé malgré son appréciation des combats.

Les tests d’IGN et GameSpot vont globalement dans le même sens : bonne idée de départ, combats souvent réussis et univers accrocheur, mais exécution parfois irrégulière. IGN mentionne notamment plusieurs bugs et plantages dans la version testée, tandis que GameSpot critique surtout le rythme des premières heures et une histoire qui met du temps à devenir intéressante. Ces remarques concernent les versions envoyées à la presse avant la sortie et ne permettent pas d’affirmer que chaque joueur rencontrera exactement les mêmes problèmes après les correctifs de lancement.

La première personne pourrait être sa meilleure idée… et son plus gros problème

C’est probablement là que Valor Mortis sera jugé.

La vue subjective donne aux duels une proximité inhabituelle. Lorsqu’une lame arrive directement vers l’écran, réussir une parade possède forcément une autre intensité que lorsque l’on observe tranquillement son personnage deux mètres plus loin. Mais cette immersion réduit également la vision périphérique, ce qui devient un problème lorsque plusieurs ennemis attaquent simultanément ou lorsqu’un combat mélange pièges, projectiles et adversaires hors champ.

Les premières critiques illustrent parfaitement ce paradoxe : ce qui permet à Valor Mortis de se distinguer du millier de Souls-like déjà disponibles est aussi ce qui provoque certains de ses défauts.

C’est plutôt bon signe d’un point de vue créatif. Un jeu parfaitement propre qui reproduit exactement les solutions déjà validées ailleurs est rarement très intéressant à raconter. Ici, One More Level prend le risque d’utiliser ce qu’il maîtrise — la vue FPS, la mobilité, les réflexes — pour tordre une formule associée depuis quinze ans à la troisième personne.

Tout ne semble pas fonctionner.

Mais au moins, il y a quelque chose à rater.

Dans un automne saturé, être bizarre devient presque un avantage

La période de sortie est particulièrement agressive. Octobre aligne jeux de tir, grosses licences, RPG et autres sorties attendues, au point que One More Level avait déjà déplacé Valor Mortis de septembre au 13 octobre afin d’éviter un calendrier encore plus encombré.

Le studio a donc choisi une stratégie assez rationnelle : prix réduit par rapport aux standards AAA, pas de précommande, disponibilité immédiate dans le Game Pass et concept facile à expliquer en une phrase. « Souls-like à la première personne pendant les guerres napoléoniennes » possède au moins l’avantage de ne pas demander un PowerPoint de douze pages.

Cela ne garantit pas que Valor Mortis deviendra le prochain phénomène du genre. Les premiers tests signalent assez de défauts pour recommander un minimum de prudence, surtout aux joueurs allergiques aux problèmes techniques ou aux pics de difficulté.

Mais parmi les sorties du jour, c’est probablement celle qui possède la personnalité la plus immédiatement identifiable.

Le Souls-like avait peut-être simplement besoin de regarder droit devant lui

Après quinze années passées à observer des personnages rouler sous des épées géantes, Valor Mortis propose finalement une idée presque évidente : retirer le personnage de l’écran et mettre directement le joueur devant le problème.

One More Level apporte l’expérience acquise avec Ghostrunner, remplace les gratte-ciel cyberpunk par une Europe napoléonienne malade, ajoute armes à poudre, pouvoirs et morts répétées, puis demande si le tout peut fonctionner comme un Souls-like.

Les premiers tests répondent essentiellement : oui, mais pas sans quelques bleus.

Pour 39,99 €, ou directement via Game Pass sur Xbox et PC, l’expérience possède en tout cas suffisamment de singularité pour mériter un coup d’œil. Surtout si Sekiro, Lies of P et BioShock occupent déjà un appartement commun quelque part dans votre cerveau.

Et si Napoléon vous ordonne d’avancer avec la voix de Vincent Cassel, rappelez-vous simplement qu’en Souls-like, suivre aveuglément les instructions d’un personnage mystérieux finit rarement très bien.

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