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Paris Games Week 2026 : pour ses 15 ans, le salon se transforme en jeu grandeur nature
La Paris Games Week fête ses 15 ans du 22 au 25 octobre 2026 à la Porte de Versailles, avec une édition baptisée Playground Edition. Cette année, les visiteurs ne viennent plus seulement essayer des jeux vidéo : ils peuvent aussi suivre un parcours à défis, collectionner des badges et tenter de gagner des récompenses. Entre nouveautés, rétrogaming, cosplay, esport et studios français, le salon veut réunir toutes les générations de joueurs. Et bonne nouvelle pour ceux qui souhaitent y faire un tour ce week-end : il reste encore de nombreuses choses à découvrir.
Quand la Paris Games Week devient elle-même un jeu vidéo
Depuis ses débuts, la Paris Games Week a bien changé. Ce qui ressemblait autrefois à un grand rassemblement de passionnés venus tester les prochaines sorties s'est progressivement transformé en un événement mêlant jeux vidéo, compétitions esport, cosplay, rencontres avec les créateurs et culture populaire. Avec ses écrans géants, ses files d'attente parfois interminables et ses stands capables de faire passer une salle d'arcade pour un endroit paisible, le salon possède désormais une identité bien particulière.
Pour son quinzième anniversaire, l'événement a décidé de pousser le concept un peu plus loin. Du 22 au 25 octobre 2026, la Paris Games Week revient à Paris Expo Porte de Versailles avec une édition spécialement baptisée Playground Edition. Derrière ce nom, l'objectif annoncé par les organisateurs est de transformer la visite en une véritable expérience participative.
Le changement le plus visible concerne l'application officielle du salon. Au lieu de simplement consulter un programme et de repérer les stands, les visiteurs peuvent suivre un parcours composé de défis, accumuler des points, débloquer des badges collectors et tenter de remporter des récompenses. Une sorte de système de succès, comme dans les jeux vidéo, mais appliqué cette fois à une véritable convention.
L'idée est plutôt sympathique. Après tout, pourquoi réserver les quêtes et les trophées à ce qui se passe derrière un écran ? Si ce dispositif encourage les visiteurs à explorer des zones qu'ils auraient habituellement ignorées, il pourrait devenir l'une des bonnes surprises de cette édition.
Les jeux vidéo restent évidemment au centre de la fête
Rassurez-vous, la Paris Games Week n'a pas décidé de remplacer les manettes par une chasse aux QR codes géante. Les éditeurs, constructeurs et développeurs restent au cœur du salon, avec des nouveautés à essayer, des démonstrations et des présentations sur scène.
Selon les organisateurs, 83 % des visiteurs viennent principalement pour tester des jeux. Il serait donc difficile d'imaginer une édition anniversaire sans un nombre conséquent de bornes accessibles au public. Les grands acteurs du secteur, dont Nintendo, Capcom, Ubisoft et SEGA, figurent parmi les noms associés à la programmation de cette année.
Photo d'ambiance — Paris Games Week, visuel presse
Le salon propose notamment des rendez-vous autour des univers de Monster Hunter, Street Fighter, Rainbow Six Siege, Riders Republic et Rayman. Sur certains espaces, les visiteurs peuvent participer à des défis et assister à des démonstrations, tandis que d'autres stands privilégient la découverte de titres à venir.
Il faut toutefois distinguer un jeu présenté d'un jeu réellement jouable. Certaines nouveautés sont montrées en vidéo ou lors de démonstrations encadrées, sans forcément disposer d'une borne accessible à tous. Et lorsqu'un titre attire particulièrement l'attention, mieux vaut prévoir un peu de patience : les files d'attente font presque partie du patrimoine culturel de la Paris Games Week.
Pour profiter au maximum de sa journée, mieux vaut donc repérer deux ou trois jeux prioritaires avant d'arriver, puis conserver du temps pour les découvertes imprévues. C'est souvent en s'éloignant des plus gros stands qu'on tombe sur les projets les plus surprenants.
Le rétrogaming prend une place de choix
C'est probablement l'un des espaces les plus intéressants de cette édition pour les lecteurs de GeekParadize. Le Musée du Jeu Vidéo, porté par l'association MO5, installe un espace d'environ 400 m² consacré au rétrogaming et à l'histoire de notre média préféré.
L'édition 2026 arrive justement à un moment où plusieurs grandes licences célèbrent des anniversaires importants. The Legend of Zelda, Metroid et Castlevania soufflent leurs quarante bougies, tandis que Sonic fête ses 35 ans. Pokémon célèbre de son côté ses trente ans, et des séries comme Animal Crossing ou Pikmin franchissent également un cap symbolique.
L'association MO5 propose de retrouver une partie de cet héritage à travers des machines et des jeux d'époque. Une rétrospective consacrée aux trente ans d'Ace Combat, organisée avec Bandai Namco, permet également de revenir sur plusieurs épisodes de cette franchise de combat aérien, jouables sur leurs supports d'origine.
L'intérêt de ce genre d'espace dépasse largement la nostalgie. Il permet aux plus jeunes de découvrir des jeux dont ils connaissent parfois les personnages sans avoir jamais approché les machines qui les ont vus naître. Et pour ceux qui ont passé leur enfance devant une télévision cathodique, c'est l'occasion de vérifier si leurs réflexes sont toujours aussi bons.
Spoiler : il arrive que les souvenirs soient un peu plus rapides que les doigts.
Les studios français ont aussi leur terrain de jeu
À quelques allées des grandes licences internationales, les jeux développés en France disposent également d'un espace important. Le Pavillon Game France, soutenu par le Centre national du cinéma et de l'image animée (CNC), réunit plus de trente jeux et studios français sur une surface d'environ 300 m².
L'initiative, portée notamment par Capital Games et le Syndicat national du jeu vidéo (SNJV), permet de découvrir des créations qui ne bénéficient pas nécessairement de la même visibilité que les productions des grands éditeurs. C'est aussi une occasion de rencontrer directement les personnes qui conçoivent les jeux et de discuter de leur travail.
La programmation prévoit des présentations et des échanges avec les équipes de développement. Pour un passionné, ces rencontres peuvent être aussi intéressantes qu'une longue session sur une borne. Comprendre comment une idée devient un jeu, pourquoi certaines fonctionnalités ont été abandonnées ou quelles difficultés rencontre un petit studio permet de regarder les créations indépendantes autrement.
Cette présence française mérite également d'être soulignée dans le contexte actuel de l'industrie. Malgré la richesse de la création vidéoludique nationale, de nombreux studios traversent une période compliquée, entre hausse des coûts de développement, difficultés de financement et incertitudes commerciales.
La Paris Games Week offre donc une vitrine utile à ces équipes. Et si votre prochaine découverte devenait votre prochain jeu préféré, elle pourrait bien se trouver dans cet espace plutôt que sous un écran géant de plusieurs mètres.
L'esport, le cosplay et les seniors prennent possession du salon
La Paris Games Week ne serait évidemment pas complète sans ses compétitions. Cette année, les visiteurs retrouvent notamment VALORANT, Street Fighter 6, Rainbow Six Siege et plusieurs animations ouvertes aux joueurs de différents niveaux.
Photo d'ambiance — Paris Games Week, visuel presse
La compétition Project Blender, organisée autour de VALORANT, occupe une place importante dans la programmation esport. Des affrontements permettent de suivre des équipes issues des qualifications et de découvrir l'ambiance d'une compétition devant un véritable public. À côté des scènes, l'espace LAN et Open Gaming propose également des postes de jeu pour participer à des sessions ou simplement observer les autres joueurs.
Le cosplay n'est pas oublié. Les passionnés de costumes peuvent découvrir un espace consacré à cette pratique, rencontrer des associations et assister au concours organisé le samedi 24 octobre. Les participants sélectionnés défileront devant un jury professionnel, avec plusieurs récompenses et une dotation totale annoncée de 1 750 euros.
Mais l'un des événements les plus sympathiques de cette édition aura lieu vendredi 23 octobre, de 11 h à 13 h. Il s'agit de la finale nationale du Trophée des Seniors Silver Geek, une compétition d'e-bowling réunissant des joueurs seniors venus de toute la France.
Le concept mérite largement sa place dans un salon consacré au jeu vidéo. Voir différentes générations se retrouver autour d'une compétition rappelle qu'il n'existe pas d'âge limite pour apprécier une partie, découvrir une console ou développer un esprit de compétition particulièrement redoutable.
Photo d'ambiance — Paris Games Week, visuel presse
La programmation comprend également un espace PGW Family, destiné aux familles souhaitant partager des expériences accessibles aux enfants comme aux adultes. Ateliers, animations et découvertes permettent ainsi d'aborder le jeu vidéo autrement que sous l'angle de la performance ou de la dernière nouveauté.
La fête continue aussi en dehors des halls
La grande nouveauté de cette édition anniversaire ne concerne pas uniquement l'intérieur du salon. Les organisateurs ont également développé une programmation Hors les Murs, destinée à faire vivre la culture vidéoludique ailleurs dans Paris et en Île-de-France.
Plusieurs rendez-vous ont ainsi été proposés avant l'ouverture, notamment autour du cinéma, des bibliothèques, de la musique et des rencontres avec les créateurs. L'idée consiste à rappeler que le jeu vidéo dialogue depuis longtemps avec d'autres formes de culture et qu'il ne se limite pas aux consoles ou aux ordinateurs.
Pendant le salon, trois soirées spéciales sont également programmées au Dôme de Paris. Le jeudi 22 octobre, Curieux.exe associe notamment musique orchestrale et univers de créateurs de contenu. Le vendredi 23 octobre, Game of Rôles propose un épisode exceptionnel joué en public, tandis que le samedi 24 octobre est consacré à Back to OG, un événement autour de Fortnite porté par Inoxtag.
Attention cependant à un détail important : ces soirées possèdent leur propre billetterie. Un billet classique pour la Paris Games Week ne donne donc pas automatiquement accès aux événements du Dôme.
Pour Game of Rôles, les tarifs annoncés débutent à 35 euros et la soirée commence à 20 heures. Les personnes intéressées doivent vérifier les disponibilités directement auprès de l'organisateur, certaines représentations pouvant afficher complet.
Combien coûte la Paris Games Week 2026 ?
Pour cette édition, le salon ouvre ses portes du jeudi 22 au dimanche 25 octobre, de 9 h 30 à 19 h, à Paris Expo Porte de Versailles, dans le 15e arrondissement.
Depuis la fin des préventes proposées cet été, le billet individuel est daté. Il faut donc choisir précisément le jour de sa visite avant de réserver. Le tarif adulte est fixé à 29 euros à partir de 26 ans, tandis que les jeunes de 8 à 25 ans bénéficient d'un billet à 20 euros.
L'entrée est gratuite pour les enfants de moins de 8 ans, mais un billet gratuit doit tout de même être réservé. Une formule famille à 80 euros permet de venir avec deux adultes et deux jeunes de 8 à 25 ans. Les personnes en situation de handicap ou à mobilité réduite bénéficient d'un tarif à 20 euros, avec la gratuité pour un accompagnateur.
Pour ceux qui souhaitent découvrir le salon sur plusieurs journées, le pass deux jours Open coûte 50 euros pour un adulte et 34 euros pour un jeune de 8 à 25 ans. Il permet de choisir deux journées parmi les quatre dates de l'événement.
Les tarifs peuvent être accompagnés de frais de réservation selon le distributeur. Les billets datés sont en principe non échangeables et non remboursables, sauf dispositions particulières prévues dans les conditions générales.
L'accès au salon reste relativement simple en transports en commun. La ligne 12 du métro dessert directement la station Porte de Versailles, tandis que la ligne 8 et le tramway T3a permettent de rejoindre le secteur depuis Balard. En revanche, les informations pratiques signalent des perturbations concernant le tramway T2 à Porte de Versailles : mieux vaut vérifier son itinéraire avant de partir.
Pour éviter de passer la moitié de sa visite dans les files d'attente, on peut également privilégier les premiers horaires d'ouverture ou préparer son parcours à l'avance. Le salon réunit de nombreuses activités, mais une journée passe étonnamment vite lorsqu'on commence à discuter avec des développeurs, découvrir des jeux et photographier des cosplays.
Quinze ans plus tard, le jeu vidéo est devenu une culture à part entière
Ce qui rend cette Paris Games Week intéressante, ce n'est finalement pas uniquement son nombre de stands ou la liste des éditeurs présents. C'est la manière dont elle rassemble des publics qui, il y a quelques décennies, n'auraient pas forcément partagé le même événement.
Les plus jeunes découvrent de nouvelles consoles, les passionnés de compétition suivent leurs équipes favorites, les amateurs de rétrogaming retrouvent les machines de leur enfance et les familles peuvent jouer ensemble. Pendant ce temps, les développeurs présentent leur travail, les artistes donnent vie à leurs personnages préférés et les curieux découvrent des métiers qu'ils ne soupçonnaient pas.
Le jeu vidéo n'est plus simplement un loisir que l'on pratique seul devant un écran. Il est devenu un espace de création, de rencontre, de compétition et parfois même de transmission entre générations.
Avec sa Playground Edition, la Paris Games Week essaie justement de mettre cet aspect collectif au premier plan. Le parcours à défis et les récompenses constituent une manière amusante d'encourager les visiteurs à explorer davantage, mais l'essentiel reste évidemment ce qui se passe entre les personnes présentes.
Après quinze ans d'existence, le plus grand succès du salon est peut-être d'avoir réussi à faire cohabiter des joueurs qui ne s'intéressent pas forcément aux mêmes jeux, mais qui partagent cette envie très simple de découvrir quelque chose de nouveau.
Et si vous passez à la Porte de Versailles ce week-end, n'oubliez pas de faire un détour par le rétrogaming et les studios indépendants. Les grands écrans sont impressionnants, mais les meilleures surprises se cachent parfois derrière une petite borne installée au fond d'une allée.
Sources & références
- Paris Games Week — Site officiel 2026
- Paris Games Week — 15 bonnes raisons de visiter la PGW
- Paris Games Week — La Playground Edition
- Paris Games Week — Informations pratiques
- Paris Games Week — Billetterie officielle
- Paris Games Week — Pass deux jours Open
- Paris Games Week — Soirées au Dôme de Paris
- Sortir à Paris — Paris Games Week 2026, programme et billetterie
- Paris je t'aime — Paris Games Week 2026
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